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5/08/2013

Tunnels, Roderick Gordon et Brian Williams

Tunnels, tome 1
Rodrick Gordon et Brian Williams

Maison d'édition : Michel Lafon
Genre : Fantastique
Pages : 447 
Type : Roman, premier tome d'une saga de 5 tomes
Prix : 14,44 € 
Parution : 27 mars 2008 


Will Burrows, un jeune garçon de quatorze ans, vit à Londres avec
sa famille. Mais lui et les siens ont peu de choses en commun. Il partage
cependant une passion avec son père : ensemble, ils adorent creuser des tunnels. Lorsque Mr Burrows disparaît brutalement au fond d'une galerie inconnue, Will décide de mener l'enquête avec l'aide de son ami Chester.
C'est ainsi que nos deux héros se retrouvent bientôt dans les lointaines
profondeurs de la terre. Là les attend un terrible et sombre secret
qui pourrait bien leur coûter la vie.
Creusez le mystère !


Tunnels est un bon roman jeunesse dans la veine des romans d'Arthur Conan Doyle et Victor Hugo, version jeunesse et à direction des adolescents. Très plaisant, ce premier tome est un petit coup de cœur parce que c'est un roman plein d'originalité, frais et bien huilé. Tunnels était à l'origine auto-édité mais l'éditeur d'Harry Potter a décidé de l'éditer et le succès a été encore plus au rendez-vous qu'auparavant. Ici, on ne parle pas de vampires, de sorciers mais de Styx, de profondeurs, de cavernes... de tunnels. Le prologue est déjà très mystérieux et donne envie de continuer l'histoire qui se met, à la suite de celui-ci, doucement en place avec une dispute qui remet toute en question... Le père de Will disparaît, sa mère s'enferme devant la télévision et sa sœur, malgré sa prise en main, semble elle aussi dévastée... 

Très bon premier roman, on entre dans un Londres moderne et dans des tunnels, un monde en-dessous où les Styx règnent. Rapidement, l'intrigue se met en place et nous emmène dans une spirale sans fin. On apprend beaucoup, le monde d'en-dessous est présenté, découvert, révélé. Will va devoir affronter des secrets terribles, affronter des ennemis et se faire à l'idée que ceux qu'ils connaissaient... pouvaient être ses pires ennemis. Le monde d'en-dessous est fascinant et plaisant, plein de complexité et d'un souffle d'aventure et Will trouve refuge dans une petite famille qui lui révélera beaucoup. Sarah, un personnage énigmatique, est assez étrange et on hésite entre son côté existentiel : le bien ou le mal. Cal est un personnage assez drôle et intéressant et je ne peux pas en révéler plus parce que le roman se construit d'une manière intéressante! 

Les personnages sont nombreux et détaillés, profondément fouillés et j'ai aimé du début à la fin. Will doit affronter beaucoup de choses et cela a un prix. Tout au long du roman, on assiste à ses douleurs, ses regrets, ses pensées, ses souvenirs, ses idées, ses découvertes et ses réactions. Les auteurs nous surprennent de page en page, un véritable page-turner qui nous emmène dans les entrailles de la Terre. J'ai beaucoup aimé du-dessous, je trouvais que c'était - au départ - un endroit chaleureux, où l'on se réconforte, à l'abri du monde du-dessus mais il s'avère être un véritable enfer ! Le style des auteurs est un brin simpliste mais le tout est assez appréciable. Ensuite, la fin est un peu précipité et fouillis mais on arrive tout de même à s'y retrouver, à apprécier, à trembler, à aimer. 

En fait, ce roman entier est bien. Tout est expliqué, tout est entraînant. Les révélations nous coupent le souffle, on se laisse tomber dans ce monde du-dessous, on apprécie chaque personnage, chaque scène... Ce roman est une B-O-M-B-E. Je vous le conseille ! 

La petite fin centrée sur la sœur de Will est très... bizarre mais assez bien construit ! (Sunshine...) Il y a 6 tomes en tout : TUNNELS, PROFONDEURS, CHUTE LIBRE, PLUS PROFOND et SPIRALES ainsi que, prochainement, ARMAGEDDON, le sixième et dernier tome. J'ai lu le deuxième tome, Profondeurs mais en réalité, c'est une lecture avortée.J'ai stoppé la lecture parce que Profondeurs est décevant. Arrivé à la moitié du roman, je me sentais lassé, déçu et je me forçais à lire. Quand je me force, j'abandonne. Si je me force à lire un livre, c'est qu'il ne me plaît pas personnellement alors j'ai arrêté. Ce deuxième tome est pauvre en révélations, c'est une lenteur démesurée, une lente descente... Si le premier tome était excellent, le tome deux m'a laissé un arrière-goût amer. Je ne pouvais pas continuer à lire car je n'en pouvais plus, un sentiment étrange à expliquer. Personnellement, je reste sur ma faim avec un premier tome réussi mais une suite que je redoute et qui ne m'a pas plu, c'est pourquoi j'ai avorté cette lecture... Peut-être qu'un jour, je le relirais en me disant "ouah, je suis passé à côté de ça" mais pour le moment, impossible car le deuxième tome est trop lent, trop pauvre et c'est un peu répétitif... 


Note du premier tome : 10/10. 
Les + : Un premier tome que j'ai adoré ; un univers original, des personnages fouillés, une intrigue bien construite, un monde du-dessus très intéressant ! 
Les - : (Non inclus dans la note : le tome deux, que j'ai arrêté de lire car il était décevant, très très lent et peu riche en rebondissements.)  

5/04/2013

Lueur de feu, Sophie Jordan


Lueur de feu, tome 1
Sophie Jordan 

Maison d'édition : Gallimard Jeunesse
Genre : Fantastique
Pages : 336
Type : Roman, premier tome d'une trilogie 
Prix : 14,49 €
Sortie : 29 septembre 2011 

Résumé : 

Jacinda est draki, des descendants des dragons qui peuvent prendre forme humaine. Mais elle crache également du feu, un don exceptionnel pour ceux de son espèce. Un matin, alors qu’elle enfreint le règlement en volant de jour, la jeune fille est prise en chasse. Jacinda s’échappe de justesse et trouve refuge dans une grotte. Quel est ce mystérieux garçon qui la surprend sans pour autant révéler sa cachette? Obligée de fuir pour éviter la punition de son clan, elle s’installe en plein désert avec sa mère et sa soeur. Mais pas question pour Jacinda d’oublier son « don ». Au lycée, elle retrouve le jeune garçon qui lui a sauvé la vie. Si Will ne la reconnaît pas, ils sont irrésistiblement

attirés l’un par l’autre. Elle devrait pourtant le fuir, car le désir, comme la peur, pousse les drakis à se manifester, et ce serait une bien mauvaise idée de révéler sa vraie nature dans les couloirs du lycée…


 Mon avis : 

                                                  Garantie sans spoilers 
       

Lueur de feu avait une belle couverture et un résumé alléchant mais j'ai été déçu. Peut-être en attendais-je trop ? L'originalité des drakis m'a charmé mais malheureusement, Sophie Jordan a simplement écrit une romance basique avec quelques petites touches de drakis ça et là sans vraiment en faire quelque chose d'exceptionnel. J'ai abandonné le roman deux fois, puis je l'ai repris par respect pour l'auteure et je l'ai terminé et j'ai bien fait de le finir parce que le final est plus convaincant que le début du roman. L'intrigue n'est pas riche, au contraire, elle est ennuyante. Si j'ai aimé les drakis, on en parle très peu, sauf au début du roman où l'on a droit à une scène d'action puis, on plonge dans la banalité. 

Jacinda se rend au lycée, tombe amoureuse de Will, ils s'embrassent plusieurs fois, elle manque de se transformer et tout se joue là-dessus. Elle va voir sa famille, a peur de Xander, le frère étrange et est horrifiée de savoir qu'ils sont des chasseurs de drakis. L'auteure joue sur la romance du début à la fin et la volonté de Jacinda de ne pas laisser mourir son draki en elle. Sa soeur lui voue une haine viscérale et elle se souvient de Caspian, un garçon du clan. La romance est molle et l'intrigue est lente, ennuyante... et le final remet un peu de plomb dans l'aile. Jacinda est rebelle et farouche, Xander est le ténébreux, Will est gentil et fou amoureux de Jacinda mais est chasseur de drakis - et il cache de lourds secrets. Oui, ce roman vaut le coup d'être lu mais les 240 premières pages ne donnent pas envie de continuer, réellement et j'étais sûr que ce roman ne comblerait pas mes attentes. 

Pourtant, la couverture est magnifique. Seulement, voilà, le roman n'est pas assez intéressant pour nous mener au final, sauf si on s'accroche... ce que j'ai fais. Le clan des drakis est intéressant mais on n'apprend rien sur la hiérarchie, quelques bribes lâchées par-ci, par-là. Chapeau tout de même pour la transformation en draki qui est très bien décrite et orchestrée mais on se demande plus d'une fois où l'auteur veux nous mener. J'ai beaucoup aimé Jacinda, qui est sympathique et drôle quand elle le veux mais on a parfois envie de la gifler. C'est une girouette ! Elle est constamment indécise et l'arrivée de Caspian ne facilite pas les choses. 

Le final du roman est un vrai brouillon mais il est réussi ; on apprend un secret sur Will, Caspian débarque... Et le roman se finit doucement, laissant un amère sentiment. Que dire finalement ? Cette lecture a été étrange. Si j'étais un draki cracheur de feu, j'aurais brûlé les 240 premières pages et gardé juste la fin, qui est un peu rythmée. Je n'ai pas accroché. Malheureusement. La couverture, le résumé m'ont plus, l'histoire, trop lente, trop monotone, aucun rythme, des révélations rares, une lenteur pesante... Les personnages sont peu fouillés en y regardant de plus près ; on sait juste que Jacinda est rebelle et se met en colère très vite, qu'elle est un draki rare, qu'elle aime peut-être Will... Sophie Jordan met les cartes sur tables avec un peu d'originalité mais le tout est basé sur de la romance monotone, entre quatre murs d'un lycée alors que l'auteure aurait pu exploiter le roman d'une autre manière ou même, y inclure du rythme, plus de révélations, peut-être plus d'informations sur les drakis. 

En conclusion, je n'ai pas accroché. Une belle couverture, un beau résumé mais il faut attendre 240 pages pour que les choses bougent et j'ai abandonné deux fois avant de continuer et de lire le final, un tant soit peu rythmée ! Une déception. 

Le tome deux, Sœurs rivales, est sorti le 4 octobre 2012 chez Gallimard Jeunesse.  

Note : 5/10. 

Les + : Les drakis, l'originalité, les personnages, un final un peu rythmé.
Les - : Une romance cliché, on passe notre temps dans un lycée, il n'y à pas de révélations, pas beaucoup de surprise. Il faut attendre 240 pages pour que les choses bougent un peu et les drakis ne sont pas assez exploités et on ne connaît que quelques races seulement. Tamra, un personnage assez énervant. 


5/03/2013

Reckless, Cornelia Funke




Reckless, tome 1
  Cornelia Funke 

Maison d'édition : Gallimard Jeunesse 
Genre : Fantasy 
Pages : 350 
Type : Roman, premier tome d'une trilogie  
Prix : 25 € 
Sortie : 29/03/2013  

Résumé : 

En découvrant un monde extraordinaire derrière le miroir de leur appartement new-yorkais, Jacob Reckless pensait avoir trouvé la liberté. Mais cet univers fascinant est aussi dangereux et, un jour, Will, son jeune frère, déjoue la vigilance de Jacob et le suit à travers le miroir. Victime d'un maléfice, il se transforme en monstre, brisant ainsi le coeur de celle qu'il aime... Reckless n'a que deux jours pour le sauver !

Mon avis : 

Garantie sans spoilers ! 

Reckless, c'est comme un diamant qu'un trouve dans une mine où l'on exploite le bronze. Une petite pépite qu'on savoure, qu'on regarde, qu'on lustre à la lumière du soleil et quand on l'a fini, on se sent différent, un peu triste de quitter cet univers. Reckless c'est un roman de Cornelia Funke, paru chez Gallimard Jeunesse dès septembre 2010. C'est loin, me diriez-vous mais je m'en souviens comme si c'était hier ! Reckless est magique. Reckless est poétique. Reckless est Reckless. Conte fantastique pour adolescents, ce roman nous emporte dans un univers intense et terrifiant, magique et mortel à la fois. Goyls, renards et femmes vêtues toutes de noires, lames des bois... Jamais vous ne verrez un miroir comme auparavant. 

Une histoire fluide et magique qui nous rappelle les contes de Grimm, de Perrault, les contes de fées tels Hansel et Gretel où le Petit Chaperon rouge, la bonne ambiance des tavernes, l'escalade, le danger et les geôles, les maisons en pain d'épices pour protéger les voyageurs des Tailleurs ombreux... Au fil du roman, l'intrigue s'épaissit et la quête débute dans une explosion de saveurs. Reckless se laisse dévorer puis nous prouve que l'encre dévie vers d'autres horizons plus ingénieux. Cornelia Funke mène le lecteur de sa plume, nous mène en déroute, montre sa poésie et toute sa magie... et sa part d'ombres dans de machiavéliques inventions ! Le destin de Jacob est hors-norme et sa quête pour sauver Will est semé de dangers et de rencontres fascinantes. 

Fées sombres, renards, jeunes fiancées, l'ambiance est là et Cornelia ne le cache pas : c'est un univers de contes sombres où on ressent les origines de l'auteure et toute son inspiration s'infuse dans cette tasse particulière. Jacob est intrépide et ambitieux ; Will est dévoré par un mal étrange et ses heures sont comptés. L'auteure mène son petit monde et le lecteur se perd entre les pages puis retrouve son chemin sur la merveille qu'est Reckless. L'aspect des contes fait sourire et trembler, les illustrations sont à couper le souffle et donnent un regard plus intimiste sur l'histoire, permet à notre imagination d'imprégner chaque scène... 

Gallimard Jeunesse a réussi son coup : proposer un roman riche et délicieux qui nous prouve que les contes peuvent devenir ombres. Cette fresque sombre et poétique reste pour l'instant inachevé et pourtant :  chaque personnage a ses secrets, chaque danger est soupesé, chaque secret est distillé, peu à peu... Une histoire comme on en voudrait plus ! 

Le tome deux, comme dit plus haut, à mis trois ans à sortir (Tome 1 : 16 septembre 2010 (VF) / Tome 2 : 3 avril 2013 en version anglaise). Fearless paraîtra donc sûrement dès décembre 2013 soit en milieu de l'année 2014. 

  

Une attente frustrante mais la poésie de Cornelia Funke attendra un peu avant de retrouver son univers si plaisant ! 

Note : 10/10. 

Les + : 

Les contes, la poésie, les ténèbres de ce chef-d'oeuvre, les personnages, l'originalité, la plume de l'auteure, l'intrigue, les rebondissements, l'ambiance, l'époque, le cadre et surtout : l'imagination de l'auteure. 

Les - : 

... 



  
                       

5/01/2013

Fille des chimères, Laini Taylor

Couverture en VO (aux Etats-Unis) 
Nouvelle couverture VF
Ancienne couverture en VF (plutôt moche sauf les arabesques) 


Filles des chimères 
Laini Taylor 

Maison d'édition : Gallimard Jeunesse 
Genre : Fantastique (Young-adult) 
Pages : 445 
Type : Roman, premier tome d'une trilogie 
Prix : 18 € 
Sortie : 2012 


Résumé : 

Partout sur Terre, des êtres ailés, passés par une brèche dans le ciel, laissent des empreintes noires sur des portes. Dans un Ailleurs sombre et singulier, une créature monstrueuse collectionne les dents humaines. À Prague, une jeune étudiante en art se retrouve au coeur d’une guerre millénaire entre deux peuples. Elle s’appelle Karou, a 17 ans, et remplit ses carnets de dessins de monstres qui sont peut-être réels. Elle parle de nombreuses langues, pas toutes humaines, et ses cheveux bleus poussent de cette couleur. Une question la hante : Qui est-elle ? La réponse n’est pas loin. 

Mon avis : 

Garantie sans spoiler ! 

Filles des chimères est un très bon roman qui avait fait débat par rapport à son ancienne couverture, jugée horrible et il est vrai que le dessin ne donne pas vraiment envie, mis à part les arabesques, surtout quand on voit la couverture VO qui est sublime, avec un masque azur. Ce roman est vraiment réussi et prouve que les auteurs sortent parfois du lot avec de l'originalité. Karou, une jeune fille au prénom étrange et aux cheveux bleus ne sait pas qui elle est. Elle aime dessiner et se retrouve dans une école d'art à Pragues, qui est une magnifique ville aux couleurs chatoyantes. Quand des empreintes noircies commencent à apparaître, la menace est imminente. 

Karou voit ceux qui l'ont élevés s'inquiéter puis disparaître et Karou va errer, être traquée et découvrir des secrets sombres et un autre monde, pas tout à fait humain... Pragues va devenir le théâtre d’événements surnaturels importants, si importants que Karou en ressortira changer à jamais. Face à des horreurs semblant sortir de dessins ombreux, Karou va tout affronter, rencontrer un ange et découvrir ses aptitudes particulières. Elle erra dans un monde où chimères se croisent et où mourir est possible chaque jour. Mais Karou veut à tout prix retrouver les siens. 

C'est à travers des monstres et des souvenirs d'un amour bien lointain entre une chimère et un ange qui va lui déterminer qui elle est vraiment. À tambour battant, l'intrigue nous mène dans sa danse et nous fait douter, nous agiter. C'est plein de secrets et d'action, avec un souffle de romance et beaucoup d'originalité ! L'auteure nous fait découvrir une héroïne décidée et qui doute parfois mais elle n'abandonne jamais dans son combat, ne cesse de se frayer un chemin dans un monde inhumain. 

Qui est-elle ? C'est une question qui nous hante et l'on découvre tout à coup. Personnellement, j'ai beaucoup aimé. La suite est déjà parue je crois avec le nouveau visuel, titrée RevenanteC'est une trilogie : le tome deux est titrée Revenante et le tome trois n'est pas encore paru, ni en VF, ni en VO à ma connaissance. Pour le plaisir des yeux...   

La couverture VO du deuxième tome. 

                                                                
La couverture VF du deuxième tome. 

Note : 9.5/10. 

Les + : 

L'histoire, l'originalité, les personnages, l'univers ! 

Les - : 

Le visuel, pas toujours folichon par rapport à la VO et quelques révélations un peu trop simplistes par moment. 




La Forêt des damnés, Carrie Ryan

 La Forêt des damnés
  Carrie Ryan

Maison d'édition : Gallimard Jeunesse (Pôle fiction - Collection) 
Genre : Fantastique / Frissons (Young-adult) 
Pages : 438 (Format poche)
Type : Roman, version poche d'un grand format 
Prix poche : 7,60 € 
Sortie : 2011 

Résumé : 

Dans le monde de Marie, il y a des vérités simples. Les Soeurs savent toujours le mieux. Les Gardiens protègent et servent. Les Damnés, revenus de la mort, ne renonceront jamais. Et il faut se méfier de la clôture qui entoure le village. La clôture qui les sépare de la Forêt des Damnés. Mais lentement, les vérités de Marie s'effondrent et son monde est plongé dans le chaos. Elle doit faire face à la vérité de la Forêt des Damnés. Se pourrait-il qu'il y ait de la vie dans ce monde dévoré par la mort ?

Mon avis : 

Garantie sans spoiler ! 

Attention, ce roman contient des scènes pouvant heurter la sensibilité des jeunes lecteurs.

J'ai lu ce roman il y a deux ans mais il est toujours un presque coup de coeur pour moi. Carrie Ryan est une auteure méconnue qui a lancé la Forêt des Damnés et s'est hissée dans le top des auteurs à surveiller. Son histoire est très sombre et porteuse d'un mot d'espoir : dans l'apocalypse, faut-il continuer à vivre ? Vous l'aurez compris, ce roman traite des morts-vivants. Après un cataclysme, Marie, l'héroïne, vit dans un village cerné par une clôture qui les protège des Damnés, revenus de la mort et affamés de chair fraîche. De rebondissements en rebondissements, Marie va poursuivre son rêve : voir l'océan. 

Les décors m'ont le plus plu dans le roman parce que le Village est un endroit très sombre et plein de secrets et les Soeurs en savent bien plus qu'elles ne le laissent penser. Ce roman aborde la religion avec beaucoup de notions et de croyances, notamment avec les Soeurs et cela a permis au roman d'accorder un vraie implantation humaine et nous fait réfléchir sur la religion, même après le chaos : doit-on cesser de croire ? Les Damnés sont terriblement effrayants, notamment Gabriel, la Damné au pull rouge. Je l'imaginais avec la tête de l'Exorciste, c'est dire ! 

Marie et Travis deviennent de plus en plus proches et quand le village est attaqué, on entre dans l'action. Mon coeur battait la chamade ; s'accrocher aux échelles... ou mourir. Le village perdu est aussi un bon moyen de nous faire stresser et de nous questionner sur la continuité de la vie face aux Damnés et qu'ils ont beaucoup de chances de survivre un jour de plus dans un tel monde. 

Marie est vraiment forte et décidée, au contraire de certaines personnes qui vivent dans la peur constante, sont terrifiés à la moindre chose, au moindre murmure. Il est vrai qu'on à la chair de poule : c'est une histoire à ne pas lire la nuit. Les personnages doivent tuer en cas d'infection et c'est un vrai message de détresse, une déchirure dans leurs rêves. Je n'aimerais pas vivre entouré de Damnés, constamment dans la peur, avec de sombres secrets et l'idée qu'il n'y ait plus d'espoir. 

Je l'ai lu d'une traite et j'ai apprécié, néanmoins, la fin est assez troublante. On dirait qu'elle est bâclée parce que des personnages disparaissent et on ne sait pas où ils sont. Ce qui me gêne, c'est que les suites parlent d'autres personnages mais pas du sort de Marie ; entend-on parler d'elle dans la suite, le Rivage des Damnés ? Je l'ignore mais c'est dommage de voir une fin si mystérieuse qui nous laisse indécis dans le dénouement. 

Note : 9.5 / 10.  

Les + : 

L'histoire, les rebondissements, les personnages et les Damnés, l'angoisse que l'on ressent, la chair de poule. 

Les - : 

Le dénouement, trop hâtif et mystérieux. 

Une suite est sortie chez Gallimard Jeunesse et chez pôle fiction en poche, titrée Rivages mortels centrée sur Gabriel et un autre tome, non traduit qui finit la trilogie. 
                                                   
                                                             


                                                         

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